Je n’aurais peut-être pas utilisé le terme « choisit » car on le fait souvent bien malgré soi et justement sans faire de vrais choix.

Mais cette phrase, tirée de ´What if’, l’excellente série Netflix, illustre bien l’un des obstacles à une parentalité bienveillante et épanouie.

J’appelle ce phénomène la double peine.

Quand on a souffert de quelque chose dans son enfance et qu’on le reproduit avec ses propres enfants. Faire du mal aux petits êtres que l’on aime plus que tout au monde et auxquels on ne voudrait que du bien est une douleur morale qui vient s’ajouter à la souffrance initiale.

Se retrouver dans l’incapacité d’être le parent que l’on rêvait d’être est une injustice de plus.

Heureusement, la double peine n’est pas une fatalité et on peut y échapper.

Le premier pas consiste à prendre conscience de nos blessures d’enfance afin de pouvoir les guérir.

On peut alors offrir de la compassion à cet enfant encore blessé en nous. On peut choisir de coucher ces souvenirs sur papier, simplement d’y réfléchir, ou bien de confier notre tristesse, nos regrets ou notre sentiment d’injustice à un(e) ami(e).

Puis, il est nécessaire d’agir et de trouver des moyens d’enrayer la violence qui monte en nous.

Et quand on réussit à ne plus reproduire, non seulement on préserve nos enfants ainsi que notre relation à eux mais en plus, et c’est le 2ème effet kiss kool, on se retrouve apaisé car ce processus nous a permis de  panser nos propres plaies.

De nous réparer.

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