C’est ce que m’a dit un jour une amie de la famille … J’aurais pu dire la même chose … Je sais que beaucoup de mamans pourraient dire la même chose … 

Comment est-ce possible? 

Comment la plus douce des femmes peut se transformer en la plus furieuse des furies au contact des petits êtres qui comptent plus que tout pour elle? 

Je me suis longtemps posé la question. 

Cette amie là, c’est la douceur incarnée. Vous la verriez, vous ne pourriez même pas l’imaginez en train de crier. Et pourtant…

Je n’avais moi-même jamais crié sur personne avant d’avoir des enfants. La première fois que c’est arrivé, j’étais déjà dans une démarche de bienveillance et de respect envers mon enfant. Cela n’a rien empêché et c’est mon tout-petit d’à peine deux ou trois ans qui a subi mes foudres. Je me souviens même d’une fois où je me suis fait peur tellement la rage s’est emparée de moi.

Rien ne m’avait préparée à ça.

Cela n’est pas arrivé des dizaines et des dizaines de fois.

Mais la première fois était déjà de trop.

Je m’en souviens comme si c’était hier. Je commencer à sentir la colère monter en moi et tout à coup j’ai lâché un cri. Un seul. 

Mon tout-petit a sursauté et m’a regardé surpris… et amusé. 

Il croyait que c’était un jeu.

Rien ne l’avait préparé à ça non plus.

Alors comment en arrive-ton à faire au petit être que l’on aime le plus au monde ce que l’on ne fait même pas parfois au pire des casse-pieds?

La réponse tient en une phrase: on reproduit ce que l’on a vécu. Et il y a comme une malédiction chez les mères que l’on se transmet de génération en génération.

Une maman, ça crie. On pourrait en venir trop vite à conclure que c’est naturel, une fatalité. Mais il n’y a rien d’humain à crier sur ses enfants.

On le fait car on nous l’a fait, comme on tape son petit car on a été tapé dans son enfance.

Si on n’a pas emmagasiné pendant des années tout un stock de colère, si on ne nous a jamais crié dessus, on n’en viendra pas à le faire, une fois parent. La colère et le réflexe de se défouler sur la prunelle de nos yeux ne vient pas de nulle part. 

Après ce constat douloureux, j’ai une bonne nouvelle. On peut briser le cycle. 

J’ai testé pour vous et je peux témoigner: je ne crie plus jamais sur mes enfants. Jamais. Même pas une fois de temps en temps. Même pas quand la fatigue l’emporte. Que la journée à été rude. Non. Plus jamais.

Cela demande de s’informer, de faire des efforts conscients. Cela demande un grain de culpabilité pour réaliser le mal qu’on leur fait mais pas trop non plus pour ne pas qu’elle nous paralyse. Cela demande surtout que l’on prenne conscience de la violence des cris et de leurs effets nocifs sur le cerveau, au même titre que les coups.

Cela demande de l’empathie pour ses enfants. Beaucoup. De la compassion pour nous aussi. Tout autant. Réfléchir à son passé. Mais ne pas attendre d’en être guérie car c’est ne plus reproduire qui pansera nos plaies. 

Et ne pas hésiter à trouver le soutien dont on a besoin. 

Car on est plus fortes ensemble. 

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