Si cela ne tenait qu’à lui, notre enfant ferait toujours tout pour nous faire plaisir. Mais parfois, c’est juste au-delà de ses capacités.

Quand il ne semble pas nous écouter, quand on ne se sent pas entendu(e), c’est simplement qu’on lui demande l’impossible.

C’est pour cela que s’informer sur les étapes de son développement est tellement aidant.

Quand des mamans (ça marche pour les papas mais je n’ai que des messages de mamans en privé) me racontent qu’elles ont crié pour la première fois sur leur tout-petit parce qu’il…

 …ne voulait pas qu’on lui change la couche sur la table à langer (ou qu’on lui change la couche tout court),

… avait jeté son assiette par terre ou renversé son verre d’eau,

… refusait qu’on l’habille,

… persistait à ne pas vouloir s’endormir alors qu’il était clairement fatigué (et que maman ou papa avait vraiment envie qu’il dorme à ce moment-là),

… avait mordu ou tapé…

Cela me déchire le coeur. Et encore, les mots ne peuvent pas traduire à quel point cela me touche car cela pourrait être évité si l’on était mieux informé. 

Tout part d’un énorme malentendu, d’un manque de connaissances sur les étapes du développement de l’enfant.

Des connaissances qui devraient nous être transmises bien avant que l’on devienne parent, et au moins pendant les préparations à l’accouchement. Tout le monde devrait savoir que c’est normal et souhaitable qu’un enfant…

…ne veuille plus qu’on l’allonge à partir d’un certain moment (moment qui change d’un enfant à l’autre), 

… a besoin de jeter, verser, transvaser,

… quand il grandit et approche les 2 ans, va gagner en autonomie, va commencer à affirmer sa personnalité, et aura besoin qu’on respecte aussi ses volontés, qu’on le respecte en tant que personne à part entière,

… peut, tout comme nous, être très fatigué mais ne pas encore avoir envie de dormir ou être trop fatigué pour arriver à s’endormir. On ne devrait jamais le forcer et ne pas croire qu’on est là pour « l’endormir »,

… de 1 ou 2 ans passe parfois par une phase où il mord ou tape. Il n’y a aucune méchanceté, aucune mauvaise intention derrière ce comportement et cela ne devient qu’un problème si l’on y répond avec violence. Sinon, cela passera naturellement en quelques jours, semaines ou mois, souvent au moment où l’enfant commencera à parler de plus en plus (car c’est un moyen de communication pour un bébé)…

Gardons bien à l’esprit qu’un enfant fait toujours du mieux qu’il peut. S’il n’y arrive pas, c’est à nous de modifier nos attentes et de faire preuve de compréhension.

Je n’ai parlé ici que des touts-petits mais c’est vrai aussi pour les plus grands. Un enfant, en échec scolaire, qui par exemple n’a pas réussi à prendre le train de la lecture en même temps que ses petits copains…

Cet enfant ne fait pas preuve de mauvaise volonté. Il n’est pas fainéant. Ce n’est pas qu’il n’a pas assez persévéré.

C’est simplement qu’en ne s’adaptant pas à sa manière d’apprendre, ou en ne respectant pas son rythme propre d’apprentissage (certains enfants ne sont pas prêts à apprendre à lire à 6 ou 7 ans), ou bien en faisant abstraction de ses centres d’intérêt du moment, on lui a demandé l’impossible.

Quel intérêt aurait un enfant à se mettre en échec ? 

Arrêtons de rejeter la faute sur nos enfants.

Car, ça n’est jamais de leur faute.

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